Étude BRAICS
Amélioration de la couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus des femmes âgées de 50 à 74 ans sous-dépistées en Suisse
L’étude BRAICS est dirigée par une équipe de recherche conjointe de la Haute École de Santé de Genève et les Hôpitaux Universitaires de Genève. Elle est menée au sein de cinq cantons suisses et en collaboration avec des programmes de dépistage du cancer du sein, durant quatre ans (2025-2029). Son objectif ? Améliorer la couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus des femmes âgées de 50 à 74 ans sous-dépistées en Suisse.
Contexte
Le cancer du col de l’utérus (CC) est un problème de santé mondial, principalement lié à l’infection par le papillomavirus humain (HPV). En Suisse, son taux d’incidence de 5,06/100 000 femmes (2022) dépasse l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé pour l’élimination du cancer de l’utérus (<4/100 000).
Le dépistage, réalisé tous les trois ans chez les personnes âgées de 21 à 70 ans, a atteint un palier, soit environ 70 % de la population dépistée. La majorité des nouveaux cas de cancer de l’utérus concernent les femmes de 50 ans ou plus, un groupe d’âge moins dépisté.
Objectifs
Le but de l’étude BRAICS est de proposer une stratégie augmentant la participation, au dépistage du CC, des femmes âgées de 50 à 74 ans, sous-dépistées en Suisse. Pour atteindre cet objectif, BRAICS évalue la faisabilité d’intégrer le dépistage du cancer du col de l’utérus aux programmes existants de dépistage organisé du cancer du sein.
L’étude a pour objectifs secondaires d’examiner la relation entre les facteurs socio-démographiques et la participation au dépistage dans l’ensemble des groupes d’étude, à analyser les taux de suivi des femmes ayant obtenu des résultats positifs, ainsi qu’à évaluer l’acceptabilité et le coût-efficacité des différentes stratégies de dépistage évaluées.
Déroulement
L’étude dure quatre ans et est randomisée (c’est-à-dire que les participantes sont attribuées de manière aléatoire à un groupe d’étude). Elle est menée au sein de cinq cantons suisses, en collaboration avec des programmes de dépistage du cancer du sein. Le projet vise la contribution de 1’500 participantes par programme de dépistage.
Les femmes recevant leur invitation pour le dépistage du cancer du sein reçoivent dans le même courrier l’invitation à participer à l’étude. Les femmes sous-dépistées pour le cancer du col de l’utérus souhaitant participer à l’étude sont assignées au hasard à l’un des deux groupes d’intervention : sensibilisation au dépistage du cancer du col de l’utérus ou auto-prélèvement pour le test HPV à domicile, pris en charge par l’étude.
Sur la même période, un groupe de femmes ne reçoit que les invitations standards pour le dépistage du cancer du sein, afin de ne pas influencer leurs comportements de dépistage du cancer du col de l’utérus. Ce groupe servira de comparateur pour mesurer l’efficacité des interventions évaluées.
Des évaluations de suivi à un an permettront de connaître les comportements de dépistage des femmes pendant l’année, pour les différents groupes.
